Perception de la criticité des inconduites et intentions de whistleblowing

Le whistleblowing, pratique du lancement d’alerte éthique, est défini par le fait que des collaborateurs d’une entreprise rendent publiques des pratiques illégales, immorales ou illégitimes qui relèvent de la responsabilité de leur employeur, à des personnes ou à des organisations dont l’action est susceptible de changer la situation (Near et Miceli ,1998). La pratique s’est étendue des entreprises privées aux organisations non marchandes. Certains observateurs jugent négativement la pratique et le lanceur d’alerte en assimilant le tout à la dénonciation d’un délateur. Mais, les whistleblowers sont quasi systématiquement marginalisés, ostracisés et licenciés. Ils peuvent aussi être pris à parti par leur organisation pour dénonciation calomnieuse ou pour diffamation et sont, d’une manière ou d’une autre, neutralisés et éliminés. Il faut donc revenir à l’essence du whistleblowing qui relève d’un conflit de valeurs éthiques qui occasionne chez le whistleblower une souffrance morale qu’il réduit par le signalement au prix d’un risque important pour son employabilité et pour son insertion sociale. Par ailleurs, Il faut rappeler que pour des faits d’une particulière gravité touchant à la santé et à la sécurité, le signalement n’est pas une option mais une obligation et ne concerne pas seulement les professionnels mais l’ensemble des citoyens (enfance en danger, commission d’un crime etc…).

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