Homicides des policiers : Une politique de prévention très politique

La possession d’une arme (blanche ou à feu) est un facteur de risque de son usage (1, 2). Swedler, Simmons, Dominici et Hemenway (3) ont conduit une étude transversale, à partir des statistiques du FBI, évaluant le lien entre la détention d’armes à feu par la population des différents états unis et le taux d’homicides de policiers par arme à feu. Sans surprise, les états où la détention d’armes à feu est la plus élevée sont ceux qui présentent les taux d’homicides de policiers les plus élevés. Les auteurs indiquent que les taux d’homicides des policiers sont 3 fois plus élevés dans les états à niveau de possession élevé d’armes à feu par rapport aux états à faible niveau de possession d’armes à feu. Privilégiant une prévention primaire à la source, les auteurs préconisent que les états devraient considérer la réduction de l’accès aux armes à feu comme un moyen de réduire les homicides des policiers. Voilà une option de prévention qui alimentera le débat sur la portée à donner au deuxième amendement de la constitution des États Unis.

Références

[1] Bègue L. (2010), L’agression humaine, Paris:Dunod.

[2] Bègue L. (2011), Psychologie du bien et du mal, Paris:Odile Jacob.

[3] Swedler DI, Simmons MM, Dominici F, Hemenway D, Firearm Prevalence and Homicides of Law Enforcement Officers in the United States, Am J Public Health 2015 Published online ahead of print August 13, 2015: e1-e7. doi:10.2105/AJPH.2015.302749).